Auteur·ices : Isabel Côté, Kévin Lavoie et Francine de Montigny
Date de diffusion : Décembre 2015
Cet article présente les résultats de recherche visant à mieux comprendre le point de vue et l’expérience d’hommes agissant à titre de donneurs de sperme dans la concrétisation de projets parentaux d’autrui. Notre démonstration s’appuie sur des données qualitatives tirées de deux corpus d’entrevues réalisées auprès d’hommes ayant offert leur sperme à des couples lesbiens, soit dans le cadre d’un rapport relationnel préexistant avec les femmes (n = 10), ou d’une entente établie à partir d’un contact sur Internet (n = 8). Les résultats plaident pour une conception plus nuancée de leur participation au projet parental d’autrui. Non seulement la conviction de poser un geste altruiste pour les couples lesbiens est perçue par ces hommes comme une source importante d’accomplissement, mais la méthode de procréation préconisée s’inscrit dans une démarche consensuelle et transparente, à la rencontre des besoins des personnes impliquées et de leurs motivations respectives.
Étude 1 : S’inscrivant dans la continuité de la thèse de doctorat de la première auteure (Côté, 2012a), cette étude longitudinale vise à documenter et à analyser les trajectoires familiales lesboparentales dont les enfants sont nés d’un donneur connu. Réalisée entre avril 2010 et janvier 2011, la première collecte de données a été subventionnée par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada et a obtenu un certificat d’approbation éthique du Comité de la recherche de l’Université de Montréal. Soutenue par le Fonds de recherche du Québec sur la société et la culture, la deuxième collecte de données s’est déroulée en 2013 et a été approuvée par le Comité d’éthique de la recherche de l’Université du Québec en Outaouais. L’échantillon est composé de dix familles lesboparentales et de leurs donneur ou donneurs respectifs.
Étude 2 : Menée à l’été 2013 à l’occasion d’un stage de recherche réalisé par le deuxième auteur, cette étude exploratoire a été financée par la Chaire de recherche du Canada sur la santé psychosociale des familles basée à l’Université du Québec en Outaouais et approuvée par le Comité d’éthique de la recherche de la même institution.










