L’insémination avec donneur s’est démocratisée ces dernières années avec l’accroissement du nombre de banques de sperme commerciales. Or, certaines dérives liées à cette procédure de procréation assistée continuent de faire débat, comme l’utilisation d’un même donneur pour la conception de nombreux enfants issus de familles différentes et la substitution volontaire du sperme choisi par les parents, soit par le sperme d’un autre donneur, d’un autre patient ou du médecin responsable de l’insémination. Ce projet international visait à documenter l’expérience des personnes issues d’un don de sperme et concernées par ces deux cas de dérives, afin de mieux comprendre les enjeux éthiques qui les sous-tendent. Les résultats ont permis d’éclairer les décideurs sur les répercussions psychosociales de ces dérives et sur la nécessité d’établir un seuil de naissances par donneur ou de légiférer afin d’interdire la substitution volontaire du don de sperme.
Ce projet a été mené par la chercheure principale Sabrina Zeghiche (UQO) ainsi que les co-chercheur·es Isabel Côté (UQO), Kévin Lavoie (U. Laval) et Vincent Couture (U. Laval).

















