Sous la direction de : Isabel Côté, Janik Bastien Charlebois et Gabrielle Bouchard
Date de diffusion : Mars 2017
L’action collective des communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles/transgenres (trans*), queers et intersexes (LGBTQI) s’est déployée sous diverses formes et s’est donnée plusieurs finalités depuis ses débuts. D’une communauté à l’autre et selon la conjoncture, elle a été radicale, réformiste ou subversive, elle a visé des changements personnels, socioculturels, législatifs, politiques ou économiques. Du côté des populations lesbiennes, gaies et bisexuelles, la lutte est « passée d’une position plus contestataire, basée sur un discours articulé autour d’une visée de libération et de remise en cause des institutions à une stratégie d’utilisation des filières institutionnelles en vue d’accéder à la reconnaissance sociale » (Chamberland, 2006; Côté et Boucher, 2008, p. 97). Le terrain de la reconnaissance juridique franchi, on poursuit sur celui de la reconnaissance sociale à partir de ces mêmes filières, tel que le démontre le travail collectif autour du plan de lutte à l’homophobie et à la transphobie du gouvernement provincial québécois (Groupe de travail mixte contre l’homophobie, 2007).






