Autrice : Dominique Forget, Radio-Canada
Date de mise en ligne : 22 septembre 2024
Extrait de l’article
Plusieurs personnes issues de dons de sperme anonymes se tournent vers les banques de généalogie génétique.
Dans une petite pièce attenante à l’étable, Andréane Letendre soulève le couvercle d’un gros récipient métallique. Des vapeurs d’azote liquide s’échappent en petites volutes. À l’intérieur se trouvent des échantillons de sperme de taureaux, congelés à -196 °C. Elle saisit délicatement une fiole. Elle s’apprête à inséminer l’une des vaches qui attend de l’autre côté.
Sur le sujet de l’insémination artificielle, Andréane Letendre est intarissable. Cette femme au sourire contagieux et à l’énergie débordante est propriétaire d’une ferme laitière à Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent. Elle déclare, en boutade, qu’elle aussi est née de la procréation assistée.
Elle avait 12 ans quand sa mère lui a appris la nouvelle. Andréane a été conçue à l’Hôpital Saint-Luc, à Montréal, en 1983. Son père avait des problèmes de fertilité. Sa mère a donc été inséminée avec le sperme d’un donneur anonyme.






